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Bien débuter la chasse : le guide complet

La chasse ne s’improvise pas un dimanche matin. C’est une activité encadrée par un examen d’État, une validation annuelle, des périodes d’ouverture fixées département par département et des règles de sécurité qui ne tolèrent aucune approximation. Rien d’insurmontable, à condition de prendre les étapes dans l’ordre et de comprendre à quoi chacune sert.

Ce guide s’adresse à quelqu’un qui n’a jamais chassé et qui veut s’y mettre pour de bon. Vous y trouverez le parcours administratif complet, un panorama des modes de chasse pratiqués en France, ce qu’il faut vraiment acheter la première année, les fondamentaux de sécurité et les principaux gibiers que vous croiserez selon les régions.

Un repère pour situer le contexte : un peu moins d’un million de permis sont validés chaque saison en France, ce qui en fait le pays le plus chassant d’Europe. Le profil des nouveaux venus a changé. Beaucoup arrivent aujourd’hui par la gestion du milieu naturel ou par la viande sauvage, pas par une tradition familiale.

Le cadre légal : ce qu’il faut avoir en poche avant de sortir

Trois documents distincts sont nécessaires pour chasser légalement : le permis de chasser, qui est le diplôme et s’obtient une fois pour toutes, la validation annuelle, qui ouvre le droit de chasser sur une saison donnée, et une assurance responsabilité civile chasse. Il manque un des trois, vous êtes en infraction, même sans avoir tiré un seul coup de feu.

Qui peut passer l’examen

On peut se présenter à l’examen du permis de chasser dès 15 ans révolus, mais le permis n’est utilisable qu’à partir de 16 ans. Il faut aussi être en règle avec les conditions de détention d’armes : aucune interdiction judiciaire, aucune inscription au fichier national des interdits d’acquisition et de détention d’armes, et un certificat médical attestant que rien ne s’oppose à la pratique.

Entre 15 et 16 ans, il existe une voie intermédiaire utile : la chasse accompagnée. Après une formation d’une journée dispensée par la fédération départementale, un jeune peut chasser sous la tutelle d’un titulaire du permis depuis plus de cinq ans, avec une seule arme partagée entre les deux. C’est le meilleur moyen de savoir si le terrain vous plaît avant de payer un examen.

La formation et l’examen

L’inscription se fait auprès de la fédération départementale des chasseurs de votre lieu de résidence, via le portail de l’Office français de la biodiversité. L’OFB organise l’examen, la fédération assure la formation préparatoire, qui est obligatoire.

L’épreuve se déroule sur une journée et se note sur 31 points : 10 points de théorie sous forme de QCM, 21 points de pratique. Il faut 25 points sur 31 pour être reçu, et répondre juste à la question de sécurité éliminatoire. La partie pratique enchaîne un parcours d’obstacles avec tir à blanc, des manipulations d’arme dont le rangement dans un véhicule, un tir réel au fusil sur plateaux d’argile et un tir à la carabine sur cible mobile de sanglier courant, qui simule un poste de battue.

Le point à retenir : toute faute de sécurité est éliminatoire immédiatement, quel que soit le total de points. Canon pointé vers un tiers, franchissement d’un obstacle arme chargée, doigt sur la détente hors phase de tir, l’examen s’arrête là. C’est exactement ce qui se joue ensuite sur le terrain. Le taux de réussite tourne entre 70 et 80 % au niveau national, ce qui reste confortable pour qui a suivi la formation sérieusement.

Validation, assurance et budget réel

Le permis est un titre permanent, mais il ne donne rien tout seul. Chaque saison cynégétique, qui court du 1er juillet au 30 juin, il faut le valider : au niveau départemental si vous ne chassez que sur votre territoire, au niveau national si vous vous déplacez. La validation nationale coûte plus cher et la départementale suffit à l’immense majorité des débutants.

L’assurance responsabilité civile chasse est obligatoire et se trouve souvent incluse dans la cotisation fédérale. Comptez une vingtaine d’euros par an quand elle est facturée à part.

Côté budget, la première année est allégée : les frais d’inscription à l’examen restent modestes, avec un tarif réduit pour les mineurs, la redevance cynégétique nationale est divisée par deux pour les nouveaux titulaires, et plusieurs fédérations départementales prennent en charge la formation ou offrent la première validation. En cumulant ces dispositifs, l’entrée dans la pratique revient à l’ordre de grandeur d’un abonnement sportif annuel. L’arme et l’équipement se financent séparément et s’étalent dans le temps.

  Trompe de chasse et utilisation en vénerie

Une obligation à ne pas oublier : depuis la réforme de 2019, une remise à niveau sécurité est exigée tous les dix ans pour tous les chasseurs. Elle est gratuite et dispensée par la fédération. Le détail des obligations applicables sur le terrain est repris dans notre article sur la réglementation et les règles de sécurité de la chasse en France.

Trouver un territoire : ACCA, société de chasse ou chasse privée

Le permis validé ne donne le droit de chasser nulle part en particulier. En France, le droit de chasse appartient au propriétaire du terrain. Il faut donc rejoindre une structure qui en dispose.

Les ACCA, associations communales de chasse agréées, regroupent les droits de chasse d’une commune. Elles existent obligatoirement dans une trentaine de départements, surtout dans le sud et le centre. Si vous résidez dans la commune, vous en êtes membre de droit moyennant une cotisation annuelle souvent modeste. C’est la porte d’entrée la plus simple et la moins chère.

Ailleurs, on trouve des sociétés de chasse communales, des chasses privées où l’on prend une action, et des lots domaniaux mis en adjudication par l’Office national des forêts. Les tarifs grimpent vite, les territoires sont parfois plus vastes et mieux gérés.

Pour le grand gibier, le prélèvement passe par le plan de chasse : chaque animal prélevé doit être marqué immédiatement d’un bracelet numéroté, attribué par la fédération à l’association. Ce dispositif finance en partie l’indemnisation des dégâts agricoles causés par le gibier et permet de suivre les populations année après année.

Choisir son mode de chasse

On ne chasse pas de la même façon dans les Landes, en Sologne et dans les Alpes. Le mode de chasse détermine votre équipement, votre arme, votre rythme et le type de contact que vous aurez avec le terrain. Autant y réfléchir avant d’acheter quoi que ce soit.

La battue

C’est l’entrée la plus fréquente dans la pratique, parce qu’elle est collective et qu’elle s’apprend en regardant les autres. Une ligne de postes est assignée avant le début de la traque, des chiens et des traqueurs poussent le gibier, chacun ne tire que dans son angle et reste à son poste jusqu’au signal de fin. Le gilet ou la casquette orange fluo y est obligatoire.

La battue est aussi le mode où la discipline pèse le plus lourd. Un poste quitté sans prévenir, un tir hors angle, une arme chargée avant la mise en place : ce sont les trois causes classiques d’accident. Un débutant qui écoute son chef de battue et qui s’abstient au moindre doute apprendra plus en une saison qu’en trois ans de lecture.

La chasse à l’approche

L’approche se pratique seul, généralement à l’aube ou en fin de journée, sur le chevreuil ou le cerf. Il s’agit de progresser lentement face au vent, de s’arrêter souvent, d’observer plus que de marcher. Une matinée d’approche, c’est parfois trois kilomètres parcourus en quatre heures.

C’est le mode le plus exigeant techniquement pour un débutant : il faut lire le terrain, connaître les coulées et les remises, juger un animal en quelques secondes. Il est aussi le plus formateur. Tout s’y joue sur le bruit, la silhouette et le vent.

L’affût

L’affût consiste à attendre le gibier à un point de passage, depuis un mirador, une chaise ou simplement adossé à un arbre. Moins physique que l’approche, il demande de la patience et une bonne connaissance des habitudes locales du gibier. C’est souvent le mode retenu pour la régulation du sanglier en période de dégâts agricoles, avec des autorisations spécifiques délivrées par la préfecture.

La vénerie

La chasse à courre suit le gibier avec une meute de chiens courants et des veneurs à cheval ou à pied. Elle concerne une minorité de pratiquants et fonctionne en équipages structurés, avec un vocabulaire, un code de tenue et des sonneries de trompe de chasse qui servent à communiquer sur le terrain. On n’y entre pas seul, il faut être invité par un équipage. Pour un débutant, suivre un jour de vénerie en simple spectateur est instructif, même sans intention d’en faire sa pratique.

Les chasses traditionnelles

Certaines régions ont conservé des modes de chasse anciens, très codifiés et strictement encadrés. La chasse à la palombe depuis une palombière, dans le Sud-Ouest, en est l’exemple le plus connu : elle se pratique en octobre et novembre, au moment du passage migratoire, et repose autant sur la lecture du ciel que sur le tir. La Provence a de son côté conservé ses propres traditions, ses gibiers et ses réglementations locales.

  Chasser avec des appeaux : expérience pratique

Plusieurs pratiques traditionnelles, glu, tenderie, matoles, pantes, ont été suspendues ou restreintes par la justice administrative ces dernières années. Avant de vous y intéresser, vérifiez l’état du droit auprès de votre fédération. La situation évolue d’une saison à l’autre et personne n’a envie de découvrir sur le terrain qu’une pratique n’est plus autorisée.

À ne pas confondre avec ces chasses traditionnelles : la sarbacane et la fronde, qui reviennent souvent dans les recherches. Ce sont des disciplines de tir de loisir, pas des modes de chasse autorisés en France, et elles s’exercent sur cible avec les précautions d’usage.

La chasse à l’arc, elle, est bien un mode de chasse légal, soumis à une formation spécifique d’une journée indépendante du permis. Elle impose une approche à très courte distance et une maîtrise du tir qui demande des mois d’entraînement avant la première sortie.

S’équiper pour débuter

L’erreur classique du débutant consiste à acheter l’arme en premier et les vêtements en dernier. Sur le terrain, c’est l’inverse qui compte : on passe beaucoup plus de temps à avoir froid et à marcher qu’à tirer.

Les vêtements

Trois qualités priment : silence, imperméabilité, respirabilité. Un tissu qui crisse à chaque mouvement trahit une approche à trente mètres. Une membrane imperméable mal respirante vous laisse trempé de l’intérieur après vingt minutes de marche. Les critères techniques et les compromis à faire selon le mode de chasse sont détaillés dans nos guides sur le choix d’une veste de chasse et sur celui d’un pantalon adapté.

En battue, ajoutez l’orange fluo, obligatoire dans la plupart des départements et de toute façon indispensable. En approche, privilégiez les tons neutres et les matières mates. Les chaussures méritent le même soin que le reste : bottes en caoutchouc pour la plaine humide, chaussures montantes à tige rigide pour le relief, et des chaussettes qui vont avec.

L’optique

Une paire de jumelles sert plus qu’une lunette de tir haut de gamme la première année. Elle permet d’identifier l’animal avant de décider quoi que ce soit, de juger un âge, de repérer un congénère derrière. Un 8×42 polyvalent couvre la quasi-totalité des situations françaises. Un 10×42 gagne en portée mais perd en luminosité et en stabilité à main levée. Les critères de choix, grossissement, diamètre de l’objectif, pupille de sortie, traitement des lentilles, sont développés dans notre guide sur le choix de jumelles pour la chasse.

L’arme

Le choix découle du mode de chasse retenu, pas l’inverse.

Pour le petit gibier et le tir en plaine, un fusil à canon lisse en calibre 12 ou 20 reste la référence. Le 20 recule moins, pèse moins et convient bien à une première arme. Pour le grand gibier, la réglementation impose une arme rayée ou une balle de fusil selon les départements. La carabine à verrou en .270 Win, .308 Win ou 30-06 couvre l’essentiel des situations françaises. Pour la battue en milieu fermé, où les distances sont courtes et les tirs rapides, les armes à réarmement rapide et les carabines express ont leur place.

Deux conseils valent mieux que n’importe quel comparatif : achetez d’occasion pour la première arme, et tirez avant d’acheter. Une carabine mal ajustée à votre morphologie vous fera manquer des animaux pendant des années. Les armuriers et les stands de tir prêtent volontiers du matériel pour un essai. Toute acquisition passe par une déclaration dans le système d’information sur les armes, avec un permis validé de l’année.

Le chien, plus tard

Beaucoup de débutants veulent un chien dès la première année. C’est presque toujours une mauvaise idée. Un chien de chasse demande un dressage suivi, un territoire régulier et une disponibilité qu’on n’a pas quand on découvre soi-même la pratique. Attendez d’avoir deux ou trois saisons derrière vous et de savoir quel type de chasse vous pratiquez vraiment : un braque pour la plaine et un fox pour le sanglier ne se choisissent pas de la même façon et ne s’éduquent pas pareil.

Le reste du sac

Un couteau fixe à lame courte pour l’éviscération, une lampe frontale, un sac à dos de 20 à 30 litres, une paire de gants fins, des protections auditives, une corde et une trousse de premiers secours. Ajoutez une carte papier du territoire et une boussole : le téléphone tombe en panne de batterie exactement quand la nuit arrive.

Sécurité et discrétion : les deux réflexes à installer d’emblée

La sécurité à la chasse tient en quelques règles qui ne se négocient pas, quel que soit le mode de chasse ou l’ancienneté du pratiquant.

  • Une arme est toujours considérée comme chargée, y compris quand on vient de la vérifier.
  • Le canon ne pointe jamais vers une personne, ni vers un endroit où une personne pourrait se trouver.
  • L’arme se transporte ouverte ou déchargée, et se range démontée ou sous étui dans un véhicule.
  • On identifie formellement l’animal avant de mettre en joue. Un mouvement dans un buisson n’est pas une identification.
  • On sait ce qui se trouve derrière la cible sur toute la distance de portée de l’arme, pas seulement jusqu’à l’animal.
  • Le tir se fait dans un angle défini, en battue comme ailleurs, et jamais à hauteur d’homme.
  La chasse à la fronde : une chasse très technique

Ces règles paraissent évidentes écrites noir sur blanc. Elles sont pourtant à l’origine de la quasi-totalité des accidents, qui touchent d’ailleurs majoritairement des chasseurs eux-mêmes plutôt que des tiers. Le nombre d’accidents a été divisé par deux en vingt ans, ce qui montre que la formation fonctionne quand elle est prise au sérieux.

La discrétion relève de la technique et non de la sécurité, mais elle conditionne tout le reste. Le vent d’abord : un chevreuil vous sent à deux cents mètres et ne se pose aucune question. Le bruit ensuite, en particulier les bruits secs et métalliques qui n’existent pas dans la nature. La silhouette enfin, qui trahit autant que le mouvement. Un article entier détaille ces techniques pour rester discret à la chasse, et c’est probablement la lecture la plus rentable avant une première approche.

Le gibier que l’on rencontre en France

Grand gibier d’abord. Le sanglier est devenu l’espèce centrale de la chasse française : populations en forte hausse depuis trente ans, dégâts agricoles considérables, pression de prélèvement soutenue une large partie de l’année dans de nombreux départements. C’est un animal robuste et nocturne, qui exige un tir placé et une bonne maîtrise des règles de sécurité en battue. Nos repères de terrain sont réunis dans l’article consacré à la chasse au sanglier.

Le chevreuil se chasse principalement à l’approche et à l’affût, sous plan de chasse. Il est présent sur presque tout le territoire, y compris en plaine agricole. Le cerf élaphe reste plus localisé, dans les grands massifs forestiers et en montagne. Le chamois et l’isard concernent l’arc alpin et pyrénéen, avec des attributions très encadrées.

Petit gibier ensuite. Faisan, perdrix grise et rouge, lièvre, lapin de garenne : ces espèces dépendent beaucoup de la qualité des habitats et font l’objet de repeuplements dans certaines régions. La bécasse des bois, chassée en forêt à la remise, obéit à un prélèvement maximal autorisé strict, avec carnet de prélèvement obligatoire.

Migrateurs enfin. La palombe, c’est-à-dire le pigeon ramier, traverse la France en octobre et novembre par vagues qui suivent les couloirs migratoires. Grives, alouettes et canards de surface complètent le tableau, chacun avec ses périodes propres, ses quotas et ses restrictions. Le gibier d’eau se chasse à la hutte ou à la botte, avec obligation d’utiliser de la grenaille non toxique en zone humide.

Une règle vaut pour toutes ces espèces : les dates d’ouverture et de fermeture sont fixées chaque année par arrêté préfectoral, département par département. Elles varient d’une espèce à l’autre et parfois d’une commune à l’autre. Lisez l’arrêté de votre département avant chaque saison. C’est fastidieux et c’est le seul document qui fasse foi.

Les enjeux dont un débutant doit avoir conscience

Arriver dans la chasse aujourd’hui, c’est arriver dans un milieu traversé par plusieurs tensions.

La première est climatique. Les sécheresses répétées modifient la disponibilité en eau et en nourriture, décalent les périodes de reproduction et concentrent le gibier autour des points d’eau restants. Les risques d’incendie entraînent des fermetures de massifs forestiers en été et en début d’automne, parfois en pleine ouverture. Ces effets sont détaillés dans notre article sur les conséquences des incendies et de la sécheresse pour la chasse.

La deuxième tient à la gestion des populations de grand gibier. Le sanglier, en particulier, pose un problème d’équilibre agro-sylvo-cynégétique : dégâts aux cultures, collisions routières, risque sanitaire lié à la peste porcine africaine. Les préfets multiplient les mesures de régulation, et le chasseur débutant se retrouve rapidement associé à une mission de gestion qui dépasse le loisir.

La troisième est réglementaire. Les obligations de sécurité se sont durcies : remise à niveau décennale, signalisation obligatoire des battues sur les voies publiques, interdiction de chasser sous l’emprise de l’alcool, réflexion permanente sur le partage de l’espace avec les randonneurs et les vététistes. Ces évolutions vont continuer. Les suivre fait partie du métier de chasseur, au même titre que l’entretien de son arme.

Par où commencer concrètement

Le premier appel à passer, c’est celui de la fédération départementale des chasseurs de votre lieu de résidence. Elle gère les inscriptions à l’examen, les sessions de formation, les journées de découverte et le lien avec les associations locales. Les sessions se remplissent vite : qui vise l’ouverture de septembre a intérêt à s’inscrire dès le début de l’année.

Cherchez ensuite un accompagnateur. Le permis apprend les règles, il n’apprend pas le terrain. Une saison passée à suivre un chasseur expérimenté, sans arme au début, vaut tous les guides du monde, celui-ci compris. La plupart des ACCA acceptent volontiers un débutant motivé qui vient d’abord tenir un poste de traque ou aider aux comptages de printemps.

Reste une question à trancher avant même l’examen : quel type de chasseur avez-vous envie d’être ? Celui qui sort en battue le dimanche avec vingt personnes, ou celui qui part seul avant le jour et rentre bredouille sans que ça pose problème ? Les deux réponses se valent, mais elles n’appellent ni le même équipement ni la même façon de choisir son territoire.

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